Tassement des Classifications dans AXA France

Ce rétrécissement sur les classes 5 et 6 raréfie les perspectives d’évolution !

L’UDPA a dénoncé :

  • Le ghetto dans lequel sont enfermés les classes 1 à 4 faute de postes non-cadres en mobilité,
  • La réduction des perspectives d’évolution sur deux classes au lieu de 7 qui contribue largement au turn over des jeunes diplômés directement recrutés en classe 5 ou 6.

Environ 400 salariés d’AXA France (soit 3,5% de l’effectif CDI en activité) bénéficient chaque année d’une promotion en accédant à un poste situé une fonction de classe supérieure.

Le service d’accueil devant financer sur son budget d’augmentation le changement de classe d’une arrivée en mobilité, la quasi totalité des changements de classe est effectuée lors des comités de raccordement. En clair les chances d’aboutir sur une mobilité vers un poste de classe supérieure sont proches de zéro !

Comité de raccordement : Ils se réunissent d’août à octobre. Pendant cette période les lignes managériales argumentent face aux décideurs de la DRH pour justifier leurs demandes de raccordement d’une fonction à une classe supérieure.

La préparation de ces comités est alignée sur les campagnes d’augmentations individuelles annuelles des mois de mai et juin, ce qui permet à la DRH d’éviter tout risque de dépassement des budgets.

La DRH attend désormais le terme d’une période d’adaptation concluante en général (6 mois à 1 an) pour augmenter le salaire, alors que les activités de la fonction de classe supérieure sont déjà réalisées et maitrisées depuis longtemps. C’est ce que la DRH appelle « traitement équitable » ! Pour l’UDPA il s’agit d’une pure escroquerie destinée à faire patienter les salariés pendant 6 mois à un an avant de verser l’augmentation salariale prévue par les accords.

L’UDPA continue de dénoncer les effets pervers de l’accord salarial d’AXA France qui oblige les services à financer les changements de classe au détriment des budgets d’augmentation individuelle.

Classe acquise : S’il n’y a pratiquement pas de mobilité sur une fonction supérieure, il y a eu 47 mobilités vers une classe inférieure en 2019. Le nombre de salariés en classe acquise reste constant à une valeur d’environ 350 salariés ; en effet les promesses de retour à la classe d’origine sont rarement tenues. De plus la DRH compare votre salaire avec celui de vos collègues raccordés à la classe inférieure ce qui réduit fortement les espoirs d’augmentation.

Bibliothèque des fonctions : elle contient les descriptions détaillées et le classement des fonctions issues du système de classification des Conventions Collectives Nationales de l’Assurance et de l’Inspection. L’UDPA a obtenu qu’elle soit plus accessible dans l’espace RH de One.

Télétravail : Bilan d’étape.

L’UDPA  rappelle ses revendications !

à ce stade de la négociation, la Direction concède uniquement les points suivants :

  • Une seule formule à deux jours par semaine pour les statuts « cadre » et « non-cadre ».
  • Possibilité de poser des ½ journées de télétravail,
  • 2 jours hebdomadaires de télétravail possibles seulement à partir de 80% d’activité,
  • Indemnisation forfaitaire de 20€ pour l’ensemble des surcoûts supportés par les salariés !
  • L’UDPA exhorte la Direction à saisir cette opportunité de démontrer toute la confiance accordée à ses salariés pour qu’ils s’organisent dans le télétravail comme l’incite lui-même, T. Buberl. Il serait dommage que les organisations majoritaires se jettent trop tôt sur le stylo et tuent dans l’œuf de véritables négociations
  • Nos revendications pour un télétravail adapté aux contraintes et indemnisé.

 

 

Télétravail : retour à la raison ?

Sous la pression de l’UDPA et de l’actualité, la Direction revient à la table de négociation !

Comme le disait Winston Churchill « il n’y a aucun mal à changer d’avis. Pourvu que ce soit dans le bon sens. »

L’UDPA est ravie de constater que la Direction et les organisations signataires ont ENFIN entendu la voix des salariés dont l’UDPA s’est fait l’écho depuis la finalisation du précédent accord dont elle n’était pas signataire.

Espérons que l’expérience permettra à chacun de construire un accord incluant une prise en compte des besoins en  matériels nécessaires et d’indemnités.

Le confinement précédent et le professionnalisme exemplaire des salariés durant cette période, ont amené la Direction à réfléchir : La position de Thomas Buberl, plus progressiste que la Direction d’AXA France sur ce sujet, a probablement aidé aussi !

Pierre CLERC

Délégué Coordinateur Syndical de l’Etablissement CSE APIE

Evolution des salaires AXA France : Dans la durée, les augmentations compensent à peine l’inflation.

Un cabinet de conseil externe a analysé l’évolution des augmentations entre 2019 et 2018.  La fréquence moyenne des augmentations ne permet plus de récompenser la compétence et la compétitivité du salarié.

Dans une démocratie basée sur le travail libre, les augmentations gratifient l’accroissement des compétences et/ou des responsabilités. Or, l’analyse faite par le cabinet Syndex montre que, dans la durée au sein d’AXA, les augmentations compensent uniquement l’inflation, et encore seulement les salariés n’étant pas « oubliés » par l’Entreprise.

En effet, en moyenne, un salarié est augmenté tous les trois ans.

Par conséquent, cette hausse triennale compense uniquement l’inflation cumulée sur trois ans et ne tient pas compte de l’accroissement des compétences et de sa productivité.

Bien entendu, les salariés entrés dans la cinquantaine sont bien plus mal lotis.

Hors promotion, 22% des salariés présents à l’effectif de décembre 2018 à décembre 2019 n’ont pas connu une revalorisation salariale (25% en 2018).

Aucune obligation de prendre les congés planifiés

L’UDPA a eu la désagréable surprise de constater que nombre de directions ne respectaient pas les directives du comité central où siègent Diane DEPERROIS et entre autres vos élus UDPA.

Elus qui lors du Comité Social économique Central d’octobre et novembre ont fait préciser à la direction les règles applicables sur la pose des congés.

Plusieurs alertes de votre part ont permis à l’UDPA d’interpeler des directions afin de rappeler ces réponses actées dans le procès-verbal du Comité Social économique Central.

La direction des relations sociales a dû aussi faire un rappel à l’ordre via mail.

 

Il est explicitement précisé que les reports restent possibles dans les règles habituelles de l’accord OATT (organisation et aménagement du temps de travail).

C’est-à-dire, pour rappel :

  • les JRTT et JRI doivent être pris avant le 31 décembre 2020,
  • les JRA doivent être pris avant le 31 décembre 2020, sachant que l’accord du 8 avril 2005 permet exceptionnellement de les prendre jusqu’au 31 mars 2021,
  • les CP doivent être pris avant le 31 mai 2021.

N’hésitez pas à contacter vos élus UDPA si vous souhaitez plus d’informations ou si vous rencontrez des difficultés

L’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance : Accès libre et gratuit pour tous les salariés de l’assurance

Pour tous ceux qui ont envie de suivre l’actualité et de se tenir au courant des transformations qui touchent le secteur de l’assurance, un site à (re-)découvrir www.metiers-assurance.org.

L’OEMA EN 3 QUESTIONS :

  1. Qu’est-ce que l’OEMA : une association loi 1901, travaillant en lien avec la FFA (Fédération Française de l’Assurance) et les organisations syndicales représentatives.
  2. Que fait l’OEMA : des études annuelles sur les métiers et sur la formation dans l’assurance (environ 147 000 salariés), des études plus ciblées sur les évolutions de certains métiers, en lien avec le digital, des informations sur les passerelles entre les métiers, des indicateurs annuels sur la mixité et la diversité etc.

A qui s’adresse l’OEMA : à tous, employeurs, salariés, étudiants, organismes de formation professionnelle… Le site est en accès libre.et c’est une mine de renseignements.

Equipe Multibranche ( MB ) à Pessac : La vente continue pendant les travaux !

Le niveau de stress très élevé de l’équipe MB de Pessac a fait l’objet d’une alerte des représentants du personnel, suivie d’une enquête présentée au CSE APIE le 21 octobre 2020

Charge de travail excessive, nécessité de devenir très vite autonome sur plusieurs branches alors que le temps manque pour se former, réactions des intermédiaires qui constatent que leurs interlocuteurs ne sont toujours pas opérationnels sur plusieurs branches.

Est largement en cause la théorie fumeuse du 70/20/10 : on apprendrait 70% de son métier sur le tas, 20% par les échanges avec ses pairs et 10% par un vrai dispositif de formation. On voit le résultat, surtout que le droit à l’erreur n’est que théorique en matière de souscription !.

Avec une telle concentration de dysfonctionnements, l’ambiance se dégrade immanquablement et des tensions surviennent qui peuvent rapidement dégénérer.

Les managers de proximité sont eux-mêmes en difficulté car ils doivent gérer sans grande aide une situation fortement dégradée.

La Direction est consciente de l’urgence et a planifié un CSE exceptionnel le 19 novembre pour débattre des mesures à prendre et en tirer les leçons au travers de la construction de plans de prévention des risques psycho-sociaux.

Mon Compte Personnel de formation (CPF) : Ne perdez pas vos Droits Individuels à Formation !

Le projet de loi prorogeant l’état d’urgence fixe au 30 juin 2021 la date butoir pour inscrire dans votre compte personnel de formation vos droits au titre du DIF sinon ils seront perdus.

En principe sauf utilisation antérieure votre DIF est de 120 heures valorisé à 15€ de l’heure soit 1800€ d’achat de formation qui ne nécessite l’autorisation de l’employeur que si la formation est effectuée pendant le temps de travail.

Rendez-vous sur le site www.moncompteformation.gouv.fr. Un emplacement est réservé pour un justificatif sous la forme du bulletin de salaire de décembre 2014 ou de l’attestation dans Pléiades > Mes documents dématérialisés > cliquer sur l’icône « Carrière/Contrat »

Le document se situe dans la section « Formation »

L’alimentation du compte se fait désormais à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €. L’utilisation du CPF relève de la seule initiative du salarié. L’employeur ne peut donc pas imposer à son salarié d’utiliser son CPF pour financer une formation.

Si le salarié souhaite participer à une formation se déroulant pendant son temps de travail, il doit s’adresser à son employeur et lui demander son autorisation au moins 60 jours calendaires avant le début de la formation si celle-ci a une durée inférieure à 6 mois. L’employeur dispose de 30 jours calendaires pour notifier sa réponse au salarié. L’absence de réponse vaut acceptation.

Les heures consacrées à la formation pendant le temps de travail constituent un temps de travail effectif et donnent lieu au maintien par l’employeur de la rémunération du salarié.

n’hésitez pas à nous contacter

Point sur la formation AXA France : Bienvenue dans le monde d’après

Le mouvement était enclenché depuis un moment avec le développement des formations en e-learning et du « self care ».

Le confinement a été un accélérateur. Les salariés de la direction de la formation ont été lourdement chargés pendant cette période, pour transformer dans l’urgence, mais avec succès, les contenus des formations pour les adapter aux distanciels et aux classes virtuelles.

Répartition des jours de formation : chiffres au 30-09-2020 (CSE FC 22-10-2020)

nombre de jours de formation

 

Pour l’UDPA, un point d’attention essentiel est la difficulté pour un animateur de repérer une personne qui décroche pendant une classe virtuelle, ce qui demande un effort supplémentaire pour l’animateur.

La réponse de la direction de la formation est la réduction du dimensionnement des sous-groupes, ainsi que l’ajout de référents pour s’assurer qu’aucun participant ne décroche.

L’UDPA demande que ces mesures soient pérennes dans le temps pour assurer l’efficacité des formations en distanciel.